Fessées Cachées

Fessée Cachée #2 : St Germain

Ecrit par Kiwii 1 novembre 2017
St Germain

Après avoir exhumé les Fessées Cachées de The Police, c’est en France que l’on a choisi d’orienter nos recherches archéologiques pour ce deuxième opus. St Germain fait partie de ces artistes dont la présence dans le panthéon national de la musique électronique ne fait question pour personne. L’album Tourist n’a que très peu d’équivalents en terme de vente mondiale. Sans parler de son impact pour la démocratisation de la musique électronique (par l’intermédiaire de sa tonalité la plus easy listening, soyons francs).

En comparaison, les prémisses de la carrière du plus parisien des French Touchers restent extrêmement peu connus. Afin de rétablir un peu de vérité historique, et de donner du relief à une carrière qu’on pourrait autrement trop vite réduire à un coup de chance divisé en 9 pistes, on est allés digger pour vous parmi les innombrables sorties du jeune Navarre. On en ressort 10 fessées cachées. Toutes aussi imprévisibles qu’acidulées, elles devraient vous aider à réviser l’image de Monsieur So Flute un peu trop lisse que l’on nous a souvent été servie jusque là.

In the beginning, there was Ludo…

Pour commencer, un peu de contexte : St Germain, c’est l’homme de tous les alias, de toutes les collaborations dans le Paris du début des années 90. Année de prédilection: 1993, qui verra (entre cent autres) la sortie de l’EP Paris, du trio infernal formé par notre protagoniste, Shazz, et Laurent Garnier. Trop souvent attribué par raccourci à Laurent Garnier seul notamment grâce à sa reprise Live magistrale lors de sa consécration aux Victoires de la Musique de 1998. C’est ce même EP qui contient la b.o.m.b.e « Acid Eiffel », marqueur transitionnel dans l’histoire de la musique électronique en France.

Acid Eiffel, et autres contes parisiens

A l’écoute de cette playlist, vous découvrirez une avalanche d’autres productions suintant l’acid. C’est quasiment l’unique fil conducteur qui rassemble cette palanquée alias. Qu’il s’aventure dans la transe avec le pseudonyme Hexagone, ou sur une house beaucoup plus glitchy et saccadée avec l’alias Sub System, Ludovic Navarre manie l’art du camouflage. On est loin des riffs et des rythmiques berçantes d’un Montego Bay Spleen !

Mais histoire de fermer directement le clapet à qui serait tenter de rapidement recaser St Germain dans un réducteur diptyque Acid / Easy Listening, on a pris soin d’insérer dans nos fessée cachées deux autres types de trésors. « Disco Inferno » (1993 toujours) est un titre paillette et cocaïne par excellence, tandis que « Sittin’ Here » clôture cette playlist en se rapprochant du passé le moins lointain: celui de la sortie, après 15 interminables années de silence, d’un l’album éponyme (si c’est pas un comble, ça) en 2015.

Pour les curieux, un utile récap’ « alias: qui cé qui » est dispo en fin d’article. En attendant, place à la playlist !

Modus Vivendi = Ludovic Navarre
Hexagone = Ludovic Navarre
Sub System = Ludovic Navarre + Guy Rabier
Deepside = Ludovic Navarre + Guy Rabier
Soofle = Ludovic Navarre + Shazz
LN’S = Ludovic Navarre + Shazz
Nuages = Ludovic Navarre + Shazz
Choice = Ludovic Navarre + Laurent Garnier + Shazz
Deep Contest = Ludovic Navarre + DJ Deep

 

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