Jazz

London Jazz Calling : un festival qui decoiffe !

Ecrit par Ben 30 avril 2018
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Nous avons participé pour la première fois à la seconde édition du London Jazz Calling Festival. On ne pouvait pas rêver mieux. De la découverte pendant 3 jours, du groove en veux-tu en voilà et surtout une salle que l’on porte dans notre cœur depuis un bon moment. 3 jours à la Maroquinerie, ça change un Homme… 3 jours au London Jazz Calling, ba vous oubliez comment vous vous appelez. Allez, c’est parti !

Jour 1 : c’est jeudi, on est frais, premières claques

♥Vels Trio♥

C’est le groupe qui te montre qu’à trois, on peut faire beaucoup de choses. Passés sur la mythique chaîne de la Boiler Room, Vels Trio se veut d’un jazz expérimental , très rythmé, entre BadBadNotGood et Robert Glasper. Surtout quand il s’agit du clavier suave et doux qui nous murmure des coquineries à l’oreille.

 

Zara Macfarlane

On est redescendus d’un étage pour laisser place à la voix soul et robuste de Zara McFarlane. Aux influences à la fois anglaises et jamaïcaines, Zara propose un jazz plus classique dans sa rythmique. On pense de suite plus à un jazz de crooner. En tout cas, sa voix n’est pas passée inaperçu puisque notre cher Gilles Peterson l’a pris sous son aile et surtout sous son label, Brownswood Recordings.

 

 

 

Jour 2 : Vendredi, début du week end, on chauffe sérieusement

The Evil Usses

Alors là on a affaire à un groupe de Bristol qui part complètement en sucette au bout d’une minute de chaque chanson. Assez peu accessible (on va pas vous le cacher), The Evil Usses dégage une énergie sur scène assez puissante. Et puis au final, c’est très psyché mais ça tourne sévère. On vous en dit pas plus, il suffit juste de cliquer ci-dessous.

♥Nubya Garcia♥

S’il y a une tigresse que l’on doit relever dans le jazz, c’est bien Nubya Garcia. Londonienne, en témoigne son accent purement british, elle a su nous régaler avec ses solos, sa prestance, son sens du rythme et l’osmose qu’elle a réussi à installer dans la salle grâce à son groupe hors du commun.

Elle s’occupait du saxophone quand son batteur avait décidé de littéralement faire l’amour à sa batterie. À côté de ça, et il rejoua plus tard dans le festival, son claviériste apportait la douceur et le son jazz qu’il fallait à tout ça. On oubliera pas le contrebassiste qui n’a pas eu peur de nous balancer quelques solos. Ça a parfaitement ponctué la fin de la seconde journée.

 

 

 

 

Jour 3 : Samedi, on en veut toujours plus et on est servis

Joe Armon-Jones

Ce n’est pas nous mais bien The Vinyl Factory qui parle de son premier projet musical : « Un album qui capte à merveille essence et nouvelles directions de cet actuel jazz londonien, pétri d’influences broken beat, house, 2-step et fusion ». Il a commencé le piano à l’age de 7 ans et c’est probablement ce qui nous a fait groover à la Maro. Cet homme est hyperactif dans le milieu de la musique. Présent sur 3 projets lors du festival (le sien, Nubya Garcia et plus bas EZRA collective), il accumule les collaborations notamment avec des pointures comme China Moses.

♥EZRA Collective♥

Je pense que les organisateurs n’ont pas trouvé meilleure idée que de terminer ce magnifique festival de claques jazzy et groovy avec l’EZRA Collective. On commence par mettre sur scène nos deux coups de cœur de ce festival et dont on a parlé plus haut : Nubya Garcia et Jon Armon-Jones.

A cela on rajoute tout l’écosystème musical qui tourne autour de ces 2 musiciens charismatiques. Le batteur (souvenez-vous celui qui déclarait sa flamme à sa batterie), le trompettiste d’une justesse et d’un talent incroyables ont parfaitement complété ce collectif.

Tout s’enchaînait : solos de sax, suivis de trompette, en duo parfois, des solos de batterie. Leur groove a été unanime et a réussi à faire danser tout le monde. Il ont même réussi à faire asseoir tout le monde. Respect.

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