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L’interview acide de Polycool

Ecrit par Anaïs
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En attendant de les retrouver le 30 Janvier prochain au Pardon en compagnie de leurs amis Météo Mirage, les 4 membres de Polycool se sont fessement livrés à nos questions pour une interview complètement déjantée et remplie d’anecdotes. Accrochez votre ceinture, on part dans le cosmos !

L’interview acide de Polycool

Alors première question, vu qu’on s’appelle La Fessée Musicale : pour vous une Fessée Musicale, c’est quoi ? Et quelle est votre dernière Fessée Musicale ?

Jonas : C’est la première fois que j’ai entendu l’album de Late of the Pier. Un groupe anglais qui a sorti un unique album en 2008, le meilleur album du monde. Ça nous a pas mal influencé. Ils sortent une réédition vinyle, aujourd’hui-même d’ailleurs. Sinon dernière fessée-live en date, le concert de Jassbusters. Fessée douce, fessée talc.

Tino : Pour moi une Fessée Musicale, c’est la Fessée que j’ai pris les années 2011-2012, pendant lesquelles il y a eu une flopée d’albums géniaux qui sont sortis d’un coup. Y a eu la découverte de Django Django. Et même si ça a un peu vieilli, il y a eu Alt J, Connan Mockasin. Cette année-là c’était jouissif de découvertes, c’était frais, et c’est ça le principe de la Fessée pour moi : un truc auquel tu t’attends pas. Bon, il y a le vecteur punitif bien sûr, (rires). Mais c’est une petite pichnette sur le visage, que tu n’avais pas vu venir. Sinon, ma dernière fessée-live serait clairement Unknown Mortal Orchestra, à la Gaîté Lyrique, c’était assez incroyable.

Vous voulez nous parler de vos influences ? Quelles sont-elles ? Est-ce qu’elles sont communes à vous quatre, ou il y a des différences entre vous ?

Tino : Moi je suis plutôt afrobeat, Jonas c’est plutôt variété/rap. Solal on en parle pas, c’est plutôt Chantal Goya (rires).

Jonas : Nos influences sont communes, mais c’est vrai qu’on a chacun notre univers. Début 2010 : Metronomy, grosse influence. Et comme je le disais toute à l’heure, Late of the Pier.

Ça fait quelque temps qu’on vous suit, et on voit souvent passer des infos sur le « Seigneur Citron », la messe du Seigneur Citron, l’histoire du Seigneur Citron… C’est qui le Seigneur Citron ? Pourquoi ? Ça vient d’où… ?

Jonas : Okay… On a combien de temps ? (rires) Pour faire court, le Seigneur Citron, c’est tout simplement le Créateur de l’Univers…

Tino : Attends attends, j’aimerais reprendre la première phrase du site web, qui est juste géniale et qui résume très facilement ce qu’on peut vous laisser entendre pour le reste : « La Bible, la Torah, le Coran, le Mahabarata et tous les autres textes sacrés ne sont que la réécriture d’une oeuvre plus ancienne et plus mystique encore : l’histoire du Seigneur Citron. Créateur de l’univers, des lois physiques, des planètes et de la vie. Cette épopée vous est enfin accessible. Sachez en retenir la morale éternelle qui guidera vos actions et vos pas afin d’atteindre le nirvana de pulpe acide. »

Jonas : Cette histoire mûrit dans notre tête depuis longtemps. C’est comme si on avait réécrit le dessin animé Hercule, c’est-à-dire une vraie mythologie, avec ses personnages, ses actions, ses rebondissements, les liens généalogiques entre les personnages.

Tino : Oui, voilà, c’est un peu la mythologie mais version blockbuster couleur jaune.

Jonas : Quand on a créé cette mythologie, on a créé la famille du Seigneur Citron ; son père, son frère, son demi-frère… Il y a un Trou Noir aussi… Et bien sûr, il y a la Truite Bisexuelle qui fait son apparition à un moment donné… L’histoire n’est pas forcément claire pour le moment, mais elle le sera bientôt, lorsque l’album et le site web sortiront. On est aussi en train d’écrire une bande dessinée… qui racontera la vie du Seigneur Citron.

Tino : L’idée est de regrouper les arts autour de ce personnage : une histoire, un support visuel, et un support sonore. Quoi de plus libérateur que créer ses propres images tout en écoutant une musique ?

Autre chose qu’on a remarqué en fouillant sur Facebook, vous avez liké « Truites » et « Julien Lepers » !

Solal : Julien Lepers c’est un fan, il nous a toujours suivi, depuis nos premiers titres. Il nous a apporté énormément d’informations, pour façonner notre mythologie et notamment par rapport à la Truite, c’est un dictionnaire pour nous.

Jonas : Pour de vrai, Solal a donné notre premier EP à Julien Lepers. En plein Questions pour un Champion. Solal a participé et a gagné. D’habitude c’est les joueurs qui gagnent des cadeaux. En l’occurrence, Solal avait tellement gagné qu’il a offert l’album à Julien Lepers. On a la photo d’ailleurs ! Il a l’album dans les mains, comme si c’était une question.

Et la Truite, je sais pas on se renseignait, plutôt de la curiosité intellectuelle. On a aussi liké « Pêche à la Truite », c’est un groupe facebook, on vous le conseille.

Tino : Truite Mag ! Vachement bien. Il y a un petit revendeur d’articles de pêche en tous genres qui est top, sur l’Île de la Cité. Je recommande. Pour les amateurs de Truites. Je le dis, comme ça on a un peu bouclé le sujet « Truites ».

Parfait, on a passé en revue truites, citrons…

Jonas : Il y a une chose importante aussi, c’est pour ça qu’on est passé de la truite au citron : c’est plus facile d’amener des citrons sur scène que des truites. Ça sent, c’est dégoûtant dedans. On a essayé, et on a regretté.

Tino : Nous avons essayé de faire de la musique avec des truites, avec des choses organiques. Ça allait de « Chou » à « Poulet » à « Truites », à « Tomates », « Citrons ».

Jonas : En fait, une fois, on avait un poulet et une truite sur scène et quand on touchait le poulet, ça disait « Poulet ». C’était un synthé fait de choses en réalité. Et quand on touchait la truite ça disait « Truite », c’était automatique. Sauf que c’était tellement dégoûtant, qu’on l’a remplacée par un chou.

Tino : C’était moins crade.

Jonas : Mais du coup, quand on appuyait sur chou, ça disait « Truite ». Voilà.

Tino : Ah les gens étaient ravis ! La pyrotechnique de Johnny Hallyday à côté c’était… Là on était à l’américaine.

Sinon on a vu que vous aviez fait le live de France Inter pour le 31 décembre. Comment ça s’est passé cette expérience ?

Jonas : C’était une super expérience, très cool de faire en sorte que la France passe un nouvel an d’exception. On a donné notre meilleur, on a joué 3 morceaux en live, dont 2 nouveaux qui vont faire partie de notre album. Et dont le titre Bisexual Random Trout qu’on a dédié à toutes les truites de France. On a pas eu le temps de dire tout ce qu’on voulait, on a surtout parlé de choses qui n’avaient aucun sens.

Tino : On nous a proposé de définir le nom Polycool. On ne va peut-être pas revenir dessus maintenant. Mais c’était une bonne expérience de jouer à France Inter. Déjà parce qu’on l’avait jamais fait. C’est pas rien de jouer en live, avec un casque sur la tête, et d’avoir une interview, aussi courte soit-elle ; prendre la parole, que les gens t’entendent, c’est pas rien.

Jonas : Et on n’a jamais joué devant autant de personnes, alors qu’il n’y avait personne devant nous. (rires)

Retour au début : la rencontre. Comment ça s’est fait ? Pourquoi « Abraxas », et pourquoi le changement de nom Polycool ?

Jonas : On s’est rencontré au Collège Victor Hugo. On se connaît depuis qu’on est tous petits.

Vous étiez de petites truites.

Jonas : On était plutôt une bande de skaters. Et on a appris à faire de la musique ensemble dans la chambre de Solal. On a fait de la musique pendant très longtemps, ensuite on a eu notre propre studio.

Vous vous êtes dit « On est potes, on veut faire de la musique, toi tu vas faire ça, toi tu vas faire ça, on répète, et une fois qu’on est calés voilà. » ?

Tino : Sans entrer dans les détails, au début j’ai eu un groupe avec Solal.

Jonas : En gros, c’était une période un peu bizarre, je sais pas si vous vous souvenez, c’était l’époque « baby rockers » tout ça. On a eu la chance d’arriver juste après. Ça nous a permis de ne pas faire les mêmes erreurs que tous ces gens. Même si on a quand même joué au Gibus.

Tino : Ah ouais mais ça, qui n’a pas joué au Gibus ? (rires)

Jonas : Et donc, on a eu une longue série de différents noms. Puis, lorsqu’on a commencé à vouloir faire ça pour de vrai, on s’est appelés Abraxas, et là ça a changé pour Polycool. Pour des questions de droits principalement, et parce que Abraxas est utilisé par de nombreux groupes.

Tino : Je pense que maintenant toute l’Europe sait pourquoi on s’appelle Polycool, on a eu des auditeurs sur France Inter…

Quand tu parles des « baby rockers », et d’essayer de se construire par rapport à ce modèle et faire quelque chose de différent, comment vous avez fait ?

Jonas : On jouait du Pink Floyd pendant une heure d’affilée dans le noir. Vraiment ! Après on a acheté des synthés, on s’est dit, “Faisons des trucs un peu plus fun !”. On est un peu passés par tous les styles, parce qu’on voulait tester. On aimait bien juste jouer tout le temps, n’importe où, n’importe quoi, et à la fin ça faisait des morceaux.

Tino : Je pense qu’au début, on jouait la musique qu’on aimait. Après, bien sûr, comme dans n’importe quel travail – artistique ou pas – tu mûris, tu réfléchis, tu construis ton travail et forcément, au bout d’un moment, toutes tes influences deviennent uniformes. Ça finit par créer notre genre.

Tant qu’on parle du Gibus, on s’en est rendus compte que vous ne faisiez pas beaucoup de dates, en comparaison avec d’autres groupes qui vont enchaîner les concerts. Pour vous, c’est plus parsemé, ponctuel, est-ce que c’est voulu ?

Solal : On a été séparés pendant de longues périodes, certains sont partis à l’étranger. On a eu aussi de longues périodes de composition et on prend beaucoup de temps pour enregistrer des maquettes et préparer nos sons comme on veut. En général, quand on se retrouve tous les quatre, là d’un coup ça prend, on fait beaucoup plus de répètes, on en profite, et on fait pleins de concerts. Souvent on est dans une dynamique où un concert en amène un autre, on joue quelque part et du coup quelqu’un va nous contacter pour nous dire « Ah c’était trop cool le concert. ». Et je pense que c’est bien d’avoir les deux périodes parce que sinon, dès que tu veux travailler un peu sur tes compositions, t’es quand même très pris par des répètes pour les concerts.
Comme disait Jonas, on a un studio à nous, qui n’est pas forcément un studio professionnel dans lequel on peut enregistrer un album, mais y a tout ce qu’il faut pour enregistrer des maquettes. On y répète depuis toujours, donc on le connaît par coeur, c’est notre point de rendez-vous.

Justement, au niveau de la composition, qui fait quoi ? Ça se fait tout seul, quelqu’un écrit/compose en particulier?

Jonas : C’est assez aléatoire en fonction des morceaux. Je dirais qu’avant, on composait en jouant beaucoup tous les quatre, très longtemps, et il y avait quelque chose qui émergeait, c’était souvent une jam. On jouait pour le plaisir, on se marrait, et on se disait « Tiens ça marche ! ». Pour l’album qu’on est en train de réaliser, c’est très différent. On a beaucoup plus composé devant un ordinateur, en enregistrant rapidement. On s’est plus attardés sur l’arrangement, les morceaux, les transitions entre les morceaux, et donc c’était moins un truc spontané où on jouait tous les quatre comme ça. Mais sinon on compose tous. Nos parties, les parties des autres, c’est très communiste. (rires)

Parlons peu, parlons bisexualité. On a ressenti que ce thème était présent dans votre projet, bisexualité, androgynie, est-ce que c’est voulu ?

Jonas : Nan je sais pas pourquoi, c’est pas vraiment réfléchi en vrai toute cette histoire de bisexualité.

Tino : Ça nous paraissait normal en fait.

Jonas : C’est un mot comme un autre, mais il sonne bien. On choisit les mots et les concepts parce qu’on les trouve jolis avant de réfléchir à leurs sens. Sinon on pourrait pas faire tout ce qu’on fait, je pense.

Tino : En fait, ça fonctionnait bien avec l’histoire de la chanson de cette truite qui se cherche sexuellement. Cette chanson tombe bien avec des questions de société qui sont claires et nettes : le débat de “Homme ou Femme” et “Femme contre Homme”, etc. Alors qu’on pourrait juste discuter d’un débat non binaire. Cette truite, qui est là, à se prendre la tête, qui est malheureuse de ne pas savoir vers qui se tourner ! Finalement elle est heureuse car elle n’a pas à faire ce choix.

Dans votre esthétique, on a noté des couleurs et des sonorités assez féminines, et la voix de Tino, qui passe des très aigüs aux graves. On s’est demandé s’il y avait une thématique pour vous là-dedans ou pas du tout. On est peut-être partis un peu loin dans notre analyse !

Tino : Nan nan pas du tout ! C’est pas faux du tout, y a un truc, un peu non-binaire. On est dans un truc où on se dit : « Qui chante ? On s’en fout. C’est quoi les paroles ? On s’en fout. » Nan pas tout à fait, mais bon. Bisexual Random Trout c’était un peu un grand flou, mais un beau flou.

Jonas : Et d’ailleurs, pour revenir au tout début, il y a un groupe qu’on adore et qui nous a beaucoup influencé qui s’appelle Of Montreal. Eux, ils sont à mille pour-cent là-dessus. Y a pas forcément de message, c’est plus, on s’en fiche. Si un jour le chanteur veut venir en concert habillé en fille, comme l’a fait Tino à moult reprises, pourquoi pas et, y a pas vraiment de message, juste on fait ce qu’on veut, comme on veut…

On a vu votre futur événement au Pardon, Météo Mirage qui invite Polycool. On a vu que vous aviez fait une scène à l’époque avec Agar Agar, j’ai vu un synthé que vous avez acheté à Moodoïd. Globalement, dans la scène pop indé, ces rencontres-là, elles ont été faites par hasard ? Typiquement Météo Mirage, vous vous êtes rencontrés par le tremplin Ricard Live ?

Tino : On les connaît un peu, j’ai joué avec Max, le chanteur (de Météo Mirage), dans un groupe qui s’appelle Gussstave. J’étais à la basse, lui il était à la guitare. Mais au-delà de ça, c’est des potes en fait, ils font partie de notre grande bande.

Solal : En fait Tino, l’année dernière, il est revenu de New York et il a créé un truc très sympa qui s’appelait AMOUR.

Tous les membres en choeur : l’Association des Musiciens Outrés par l’Ultra Redondance.

Solal : Donc c’était une secte, et toutes les semaines on trouvait un thème et on composait dessus, et en fait, mine de rien, ça a regroupé beaucoup de gens. C’était très fédérateur, ce côté un peu « On se fait un kiff, on se retrouve tous les lundis, on sort un thème ». Cette petite communauté, c’était aussi cet esprit d’entraide : si l’un d’entre nous fait un concert, et qu’il manque une pédale, on se le demande. On s’est vite rendus compte que tous les musiciens cherchaient un peu à se retrouver, et que ce n’était pas si compliqué que ça. Y a le Motel, qui est un bar dans lequel on se retrouve tous tout le temps, c’est une grande communauté.

Jonas : Donc en gros, tous ces gens-là, c’est avant tout des potes, et il s’avère que tout le monde fait de la musique et on se retrouve à jouer aux mêmes endroits, enregistrer nos albums les uns les autres, parfois se faire des bisous. Des choses comme ça. C’est agréable ce côté underground amical. Si tout le monde était en tournée toute l’année on se verrait moins. Mais on aurait peut-être l’intermittence…

On peut avoir cette idée de concurrence dans le milieu musical. Quand on gratte un peu, on se rend compte que les gens se connaissent assez simplement, ça brise ce truc de regarder certains groupes de loin.

Jonas : On a quand même l’impression qu’il y a une scène à Paris, qui n’a pas encore vraiment percé ou été mise sous les projecteurs. Il a un talent monstrueux. Il y a tous les genres possibles, tout le monde travaille avec tout le monde, et y a quelque chose d’incroyable qui se passe, il faut aller creuser là-dedans parce que y a que des génies.

Pourquoi tu trouves que ça n’explose pas ? On a l’impression que ça fleurit beaucoup pourtant.

Jonas : Je pense que ça va arriver petit à petit, mais la musique et les groupes qui sont le plus mis en avant ces dernières années sont pas forcément ceux dont on parle là. Ça va arriver dans quelque temps j’espère. C’est des grands talents.

Tino : J’ai une métaphore : on est dans un égouttoir à un seul trou. J’ai l’impression que beaucoup de labels sont frileux d’exploiter des talents un peu différents. Ça tombe très très lentement, donc tu vas avoir de très belles pièces qui vont sortir et qui vont être mises en avant. Tu te retrouves à avoir qu’un seul artiste un peu différent, mais juste un, alors que derrière y en a pleins, et que ça prend plus de temps pour se développer. Est-ce que c’est parce que la France n’est pas un pays spécialement cool pour développer des projets indépendants ?

En parlant de clip, il y en a un qui nous plait particulièrement « Death of Pussyflex », c’est le seul que vous avez fait avec ce réalisateur qui filme à la Super 8 ?

Tino : En fait c’est un des seuls clips où ce mec est réalisateur, car pour la petite histoire…

Jonas : Pour la petite histoire, Léo Schrepel, on ne le connaissait pas vraiment et il a réalisé ce clip sans nous le dire.

Ah oui ? Il a entendu votre musique, il s’est dit que ça lui inspirait un truc pop-sexe et c’était parti ?

Jonas : Exactement, il a travaillé dessus, il nous a contacté pour nous dire « J’ai fait ça ».

Tino : L’homme tombé du ciel !

Jonas : On est tombés amoureux de lui et depuis on fait tout le temps la fête ensemble. C’est le mec le plus disco de l’histoire.

Tino : Probablement un des mecs les plus cool de cette décennie, oui.

Jonas : On a 2 réalisateurs et personnes qui font des clips un peu fétiches. Il y a donc Léo Schrepel qui a fait ce clip-là, et il y a Clément Métayer, qui a fait notre dernier clip, celui de la Truite. Dans notre prochain clip, ils vont travailler ensemble. C’est un peu l’apogée. Nos deux amours fétiches qui vont réunir leurs forces pour proposer un truc incroyable.

Ça promet ! Sur quelle chanson ? On peut savoir ou c’est spoil ?

Tino : Elle n’est pas sortie encore donc ça vous en dira pas grand-chose. On peut délivrer le titre peut-être ?

Sophie (Manageuse) : NON!

Du coup dernière question : si on peut résumer 2019, à quoi doit-on s’attendre ? Vous voulez nous parler de votre entrée dans La Belle Affaire ?

Jonas : La Belle Affaire c’est une agence de management qui essaie de fédérer des artistes. C’est une bonne façon de nous professionnaliser. On sort notre album cette année, au printemps. Avant ça, on va sortir ce clip, et d’autres singles, d’autres clip secrets. On a notre site internet et notre vinyle qui sortiront bientôt. Plein de concerts qui vont arriver. On reste un peu mystérieux, mais ça se peaufine au fil du temps. Ça va être bien.

Et sinon, votre album, mars, avril, mai ?

Tino : On peut pas dire.

Jonas : C’est secret. Mais une chose est sûre…

Tino : La soirée de sortie sera géniale, Solal sera parfait ! Il y aura un cheval.

Jonas : Une autre chose est sûre, y a des morceaux qui sortiront en secret avant. Mais ça se passera sur notre site internet.

Tino : On vous conseille hautement de cliquer sur les pub pour nous rapporter un peu d’argent. On sait comment ça fonctionne… Et de continuer à acheter des citrons aussi.

Jonas : Non seulement notre album va sortir, qui raconte la vie du Seigneur Citron, mais il y a l’album du Seigneur Citron qui sortira ! Ça, c’est une exclusivité mondiale.

Tino : Ce qu’on appelle un vortex.

Jonas : Un gros vortex. Ça va même plus loin : il y aura peut-être l’album de la Crampe qui va sortir cette année.

Ah La Crampe ! Le “Truc” que vous faîtes venir sur scène lors de vos concerts ?

Tino : Le “Truc” ! (rires), en effet, quelque part c’est un peu une chose. En réalité, elle s’invite toute seule, on a pas le choix. Elle vient.

Jonas : Donc 3 albums qui vont sortir en une année. Et des clips de l’album du Seigneur Citron.

Vos résolutions 2019 à chacun ?

Tino : arrêter de fumer!

Solal : (il marmonne quelque chose inaudible…)

Léon : arrêter de boire!

Jonas : me mettre à la flûte traversière.

Un dernier mot ? Une dernière bénédiction ?

Tino : Léon ! Léon t’as rien dit !

Léon : Bah… Béni soit le Seigneur Citron. (rires)

Tino : Merci Léon. (petit bruit de cracotte apéritive que tout le monde commence à manger).