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Ensthal : In Ungodly Hours, un EP « à écouter très fort en after le dimanche »

Ecrit par Ben
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À l’occasion de son nouvel EP, In Ungodly Hours, Ensthal s’est livré à notre interview con(fess)ion. On y parle de la construction de son EP, de ses rencontres ainsi que du B2B de feu avec Joe Lewandowski qui vous attend le 29 mars prochain lors de notre soirée cosmique : La Fusée musicale : Objectif Lune !

Ensthal, l’interview con(fess)ion

On va commencer par une fessée musicale en douceur pour commencer cette interview. À quoi tu penses ?

À un remix que je dois finir pour mon copain Suna et à mes deux plantes, Simon et Garfunkel, que je n’ai pas arrosées cette semaine. Je ne vous oublie pas.

Nous on a le rose comme couleur de prédilection. Tu donnerais quelle couleur à ta musique / à ton dernier EP ?

Je lui donnerais des couleurs chaudes, orangées, ocres. C’était la première fois que j’enregistrais un E.P. vraiment house, je voulais que le disque soit joyeux, fun, bruyant et presque naïf. J’utilise d’ailleurs beaucoup les couleurs pour différencier mes projets.

Tu peux nous en dire plus sur cet EP et sur ces deux titres ? Qu’est ce que tu as voulu transmettre dans cet EP ?

C’est un disque que j’ai essentiellement enregistré la nuit, entre 22h et 5h du matin. J’ai beaucoup d’affection pour les expressions idiomatiques, et j’aimais l’idée que celle-ci évoque un lien entre l’aube et une certaine forme d’indécence. C’était aussi une façon de me réapproprier les jugements rapides que certains portent encore et toujours sur les cultures de la fête, qui n’ont pourtant jamais été aussi riches et plurielles. « Ces heures-là nous appartiennent, mais la porte reste grande ouverte » en gros.

In Ungodly Hours : Un EP à ne pas écouter le dimanche ?

Au contraire, un disque à écouter très fort en after le dimanche.

Tu sors ce nouvel EP sur le label Amsem. Tu peux nous en dire plus sur eux ? Sur votre rencontre ?

J’ai rencontré Marc-Antoine il y a plusieurs années via des amis en commun. Au même moment, le hasard a fait que Joe Lewandowski emménageait à Brooklyn avec le cofondateur de son autre label, Mesma. On est devenus très potes ensuite, puis on a organisé des soirées ensemble avec notre collectif La Claque. On a exactement le même rapport à la musique, c’est une vraie boule d’énergie, un passionné qui tourne à 1000 idées/seconde. Il était venu chez moi à un moment où je ne voulais plus faire de musique électronique. Je lui ai fait écouter une première version de The Liquor Store et tout est parti de là. Il m’a donné l’envie et le plaisir de faire ce disque ainsi que deux autres qui sortiront d’ici quelques mois.

On a une rubrique Tigresse qui met en avant les femmes notamment en tant que DJ et productrice. Ca serait qui ta tigresse du moment ?

Il y a un nombre dingue de DJs et de productrices super talentueuses en ce moment, c’est vraiment cool. En ce moment, j’écoute beaucoup Holly Herndon, Peach, Roza Terenzi, Or:la et Oktober Lieber dont le live est démentiel. J’ai aussi découvert récemment Marina Trench qui est une formidable DJ.

Tes nouveaux projets après cet EP ?

Un E.P avec mon groupe A.T. qui sortira d’ici un mois, un single sous mon alias Ensthal, un projet acid-techno avec mon frère Paul du collectif Kindergarten et un nouveau truc top-secret.

Un dernier mot pour inciter notre communauté de fesseur à venir te voir avec Joe Lewandowski le 29 ?

Joe est un de mes meilleurs amis, ça fait une éternité qu’on a pas joué ensemble donc on va donner dans la surenchère d’édits foireux de Larusso. Merveilleux.