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Fesses en l'airIndiePop

De Lille à Rio, Voyou raconte « Les Bruits de la Ville »

Ecrit par Chapalof 15 mars 2019

Saint-Denis. Février 2018. Une amie à moi me confie son intention de séduire un garçon qui commence à faire parler de lui. « Voyou qu’il s’appelle…« Et voilà que tout juste un an plus tard, son premier album Les Bruits de la ville parvient à nos oreilles. C’est parti pour découvrir l’étendue du talent et des inspirations de ce charmant Lillois.

La French Touch dou Brazil

Entre cuivres chauds et beats appuyés, les délicieux textes du jeune artiste apportent beaucoup de fraîcheur à la variété française.  C’est justement en se produisant sur le label Entreprise que Voyou affirme sa touche électro-pop : un choix de rapprocher son style des radios tout à fait compréhensible.

Et que dire des couleurs chaudes de l’hémisphère sud qu’empreinte Voyou aux contemporains de la samba brésilienne… Voyou nous régale de mélodies jouées à la trompette dans une session enregistrée à Rio, émotion garantie.

C’est en écoutant le titre La serre,  huitième piste de l’album, que Thibaud Vanhooland livre son constat sur l’environnement urbain.

On s’entasse dans la jungle artificielle, rien ni même le soleil ne rentre ou ne passe.

La ville est suffocante, source de conflits et nous pousse au mépris. Voyou nous invite à en sortir avant qu’elle ne devienne « notre tombe« .

Guide pratique du bandit

Son côté filou, Voyou l’a trouvé chez des artistes qui  savent révéler leur identité à travers leurs compositions. Il cite la belle Fishbach ou encore Katerine et Brigitte Fontaine dans ses inspirations. La sagesse de l’expression libre, la beauté des textes simples et contemplatifs, voilà ce qui anime Voyou à proposer des textes qui lui ressemblent.

C’est avec son piano-voix Il neige que le multi-instrumentiste propose une ode aux rues de la ville. Ces rues que l’on ne prend plus le temps d’admirer dans la précipitation du quotidien. Exceptés les jours où les flocons tombent du ciel et que l’on arbore à nouveau ce sourire malicieux d’enfant. Pas de doute. William Sheller a bien inspiré Voyou.

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